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Chapitre II : à la découverte de la techno space !


Journal d’une raveuse

 

A la découverte de la space !

Les chapitres :

-A la découverte de l’acid house music
-A la découverte de la space
-A la découverte de ma première soirée « space » au Macumba
-A la découverte de la trance
-A la découverte de ma première rave
-A la découverte de ma première after à Bern
– A la découverte de ma première visite dans un grand studio de son…
-A la découverte de ma première grande cession comme « gogo danseuse »
-A la découverte de ma première street parade
-A la découverte d’un grand groupe hardteck « alternative »
-A la découverte de mon premier tecknival.

 

En chapitres annexes

-A la découverte de ma première XTC
-A la découverte de mon premier buvard psycho!
-A la découverte de ma plus grande meilleure amie rencontrée en soirée »
-A la découverte du premier rand DJ devenu mon pot
-A la découverte de mon premier petit ami rencontré en soirée-
-A la découverte de mon première création musicale
-A la découverte de mon premier clip.



Découvrez le chapitre ici.

J’étais arrivée en plein âge de l’adolescence. J’avais maintenant 15 ans, et bien sûr j’étais encore au Collège. Hélas, il s’agissait d’un établissement qui préparait à la comptabilité et à la dactylo. Etant une artiste invétérée depuis ma plus tendre enfance (j’ai toujours été la meilleure en dessin de ma classe !), je m’embêtais beaucoup dans cette école, et en cours, je dormais plus qu’autre chose ! On se demande d’ailleurs encore pourquoi le conseiller d’orientation avait conseillé à ma mère de me placer en compta sachant que tous les profs étaient d’accord sur le fait que j’étais une artiste, rêvant continuellement, d’ailleurs, on me reprochait sans cesse d’être toujours dans la lune !

Heureusement, je n’étais pas la seule dans cette situation et beaucoup de mes camarades étaient tout aussi délurées que moi si ce n’est plus encore. Et j’avais la chance d’être amie avec la plupart de mes camarades. La plupart des filles me plaisais, ce qui était rare car bien souvent, je reproche aux filles d’être trop jalouses, un défaut qu’en toute franchise je n’ai pas. Pour la simple et bonne raison que pour moi le mental est le plus important et qu’il convient à chacun de le développer. Par ailleurs, nous avons tous plusieurs âmes sœurs dans ce monde, et il en faut pour tous les goûts, ainsi je pense que les femmes ne devraient pas être jalouses entre elles, mais au contraire être solidaires, cela leur donnerait encore un plus grand pouvoir. La femme symbolise, comme la Déesse Mère la vie, la fertilité, et les femmes devraient déjà être fières d’être des femmes à l’image de la Grande Déesse Mère que les premières sociétés matriarcales honoraient. Aussi, il y a des hommes qui aiment les femmes fines comme moi, mais d’autres au contraire qui préfèrent les femmes pulpeuses ! Et bien heureusement d’ailleurs, de fait, chacune d’elle aura son amour dans sa vie c’est certain, et au lieu de perdre leur temps à envier d’autres femmes, elles devraient plutôt se cultiver et développer leur charme, car le charme est propre à chaque personne, il est personnel.

 

Enfin bref, pour en revenir à ma « classe », il se trouvait que l’une de mes camarades était une gosse de riche, et grâce à ça, elle disposait toujours des dernières cassettes à la mode (à l’époque il n’y avait pas le net, nous étions en 1991 !), et un jour justement, elle m’en fit profiter et elle me prêta sa dernière acquisition ! J’étais contente, car ma mère disposait de peu de moyens à ces temps-là (c’est une autre histoire maintenant qu’elle est mariée à un riche pecno !)

Il s’agissait d’une cassette de space !

Quelques jours plus tard, alors que je m’étais encore disputée avec ma mère (bipolaire), je décidais de me réfugier dans ma chambre et de commencer à écouter cette fameuse cassette…

Ce jour-là, j’étais triste, je me sentais très seule et incomprise. La dispute avec ma mère avait été sévère et très injuste, comme souvent d’ailleurs… Et comme elle était témoin de Jéhovah, mon éducation reflétait sa religion et bien souvent, mes actes étaient bridés par sa religion.

Voilà donc que je déclenchais le son et m’allongeais sur mon pieu, hâtive de découvrir ce nouveau style qui commençait doucement à suppléer l’acid house music.

Après quelques instant, mon esprit se laissa emporté par ces nouvelles sonorités… Le son comportait quelque chose de futuriste, d’engageant et de légèrement psychédélique… Et très vite, ma tristesse fut remplacée par une trance captivante et euphorisante ! Je me sentais comme hypnotisée !

Et bientôt, je fus propulsée dans un monde qui n’appartenait qu’à moi, cette musique me permettait d’entrer en fusion avec mes pensées qui devenaient créatrices de magnifiques scènes où des couleurs de vives intensités se mélangeaient avec des paysages surprenants, fantastiques aux confins de l’univers !

Désormais, j’appartenais au monde de l’esprit, où mon corps mental générait des images tout aussi féeriques les unes que les autres…

Mon corps charnel n’existait plus, j’avais l’impression de développer un fragment d’éveil spirituel, tels que le vive les chamans, les bouddhistes via la méditation trancendantale, les voyages aux mondes des esprits !

Mon corps éthérique devenait vivant, je le sentais vibrer et me détacher de ce monde où je ne me suis jamais véritablement sentie à ma place…

J’étais sublimée et captivée par cet univers merveilleux dont cette musique m’avait donnée l’accès.

Incontestablement, cette musique ne ressemblait à aucune autre si ce n’est, vaguement à l’acid house music qui m’avais déjà fait plongé un pas vers cette dimension inconnue… Mais cette fois, j’avais ouvert une porte…

Comme je fus très concentrée et très empathique lors de cette première écoute, incontestablement, il était clair qu’elle avait pu m’ensorceler très rapidement et très profondément.

J’étais pourtant clean. A cette époque, je fumais juste la cigarette, et encore, je ne faisais que la crapoter jusque-là… Ces mêmes amies avaient découvert lors de la récré que je ne fumais pas vraiment, elles s’étaient moquées de moi (dans le bon sens du terme car c’était des copines), et m’avaient « montrer comment faire ». Lors de la première taf, je me rappelle avoir été complètement stone après en cours… Et j’avais aimé ça.

Cette musique m’avait apportée cet effet naturellement… J’étais devenue accro de la space. Et je n’avais qu’une hâte maintenant : la découvrir dans une vraie soirée en club avec d’autres fêtards comme moi… Ce qui n’allait pas tardé à arriver..

Voici la fin de ce premier chapitre. Dans le prochain, je vous raconterai ma première soirée space.

Et vous, connaissez-vous la space?

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